7 Février 2012

Aide et indemnisation des victimes d’actes criminels. Des changements s'imposent

Québec, le mardi 7 février 2012 – La députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, interpelle le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, concernant l’aide aux victimes d’actes criminels.

« Nous sommes mûrs pour une grande réflexion sur les droits des victimes au Québec. Les choses doivent changer. Le cas de Mme Isabelle Gaston fait la démonstration éloquente que notre régime comporte d'importantes lacunes », a déclaré Véronique Hivon.

La députée rappelle que le rapport sur l'indemnisation des victimes d'actes criminels, produit par l'ex-bâtonnière Madeleine Lemieux, a été remis au gouvernement libéral en 2008. Or, aucune suite n’a été donnée à ce rapport: « Près de quatre ans après l’avoir reçu, le premier ministre soutient qu’il va l’analyser. Ça ne fait pas sérieux. Le rapport Lemieux n’a toujours fait l’objet d’aucune discussion, d’aucune réflexion, d’aucun débat. La table de concertation qui existe entre le ministère de la Justice et les groupes œuvrant auprès des victimes a même vu ses activités cesser. C’est un non-sens », a poursuivi Véronique Hivon.

À plusieurs reprises, le Parti Québécois s’est insurgé au cours des dernières années contre l'ampleur des surplus accumulés au Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels qui s'élèvent, selon les dernières données disponibles, à 36 millions de dollars. Pendant ce temps, les victimes ont des besoins auxquels elles ne trouvent pas réponse et les groupes de défense des victimes réclament un meilleur soutien. « Comme élus, nous avons la responsabilité de nous attaquer à cette importante question », a conclu la députée Hivon.

Pétition à l’Assemblée nationale

Pour sa part, le député de Prévost, Gilles Robert, a accepté de parrainer une pétition à la demande de Mme Gaston. « À quelques reprises, j’ai rencontré Mme Gaston qui m’a sensibilisé à cet enjeu de l’aide aux victimes de crimes. Son drame, connu par l’ensemble des Québécois, nous interpelle. Compte tenu de l’intérêt que suscite la pétition jusqu’à maintenant, la table est mise pour changer les choses pour le mieux », a conclu Gilles Robert.