5 Novembre 2010

Attente de plus de 48h sur civière à l'urgence. Le cas du CHRDL rebondit à l'Assemblée nationale 

Québec, le 5 novembre 2010 – Hier, à l'Assemblée nationale du Québec, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, ainsi que sa porte-parole en matière de santé, Agnès Maltais, mettaient en exergue l’abandon de l’urgence du CHRDL par le gouvernement libéral. Elles ont dénoncé le fait que le nombre de patients qui ont attendu plus de 48 heures sur civière a augmenté de 1614 % entre 2003 et 2009, passant de 169 à 2897 annuellement, comparativement à 19 % pour l’ensemble du Québec.

« Que la situation dans les urgences ait empiré à peu près partout au Québec est inacceptable. Mais constater, chiffres à l’appui, que le nord de Lanaudière vit une situation singulière et catastrophique – presque 100 fois pire que la moyenne québécoise – nous laisse pantois. Le ministre de la Santé se doit d'expliquer aux gens d’ici comment son gouvernement a-t-il pu transformer les belles promesses de 2003 en pur cauchemar. Les Lanaudois ont carrément été bernés par ce gouvernement libéral », s’est insurgé le député de Berthier, André Villeneuve.

« Comment l’attente de plus de 48 heures a-t-elle pu devenir la norme au CHRDL et comment le Ministre a-t-il pu abandonner à ce point son urgence ? En plus des milliers de personnes qui ont souffert de ce désengagement libéral depuis 2003, ce sont des dizaines d’employés à l’urgence qui doivent composer quotidiennement avec cette désastreuse réalité », a déploré la députée de Joliette, Véronique Hivon.

« L’urgence du CHRDL déborde plus que jamais. Avec un taux d’occupation qui dépasse régulièrement les 200 % et un nombre record de patients qui attendent plus de 48 heures, nous réclamons un plan d’action avec des objectifs précis pour les citoyens d’ici, mais également pour le personnel du réseau de la santé du nord de Lanaudière », a exigé le député de Rousseau, Nicolas Marceau.