22 Août 2014

Bibliothèques scolaires - Encore des propos inacceptables du ministre de l'Éducation

QUÉBEC, le 22 août 2014 /CNW Telbec/ - La députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Nicole Léger, juge que le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, prouve une nouvelle fois qu'il est incapable d'assumer sa fonction de ministre, alors qu'il a encore fait une bourde en affirmant que les bibliothèques scolaires détenaient « assez de livres ».

« Les paroles du ministre sont complètement irresponsables. Est-ce qu'il mesure l'ampleur de ses propos? Quel exemple cela envoie-t-il aux enfants et aux étudiants? Pour nous et pour l'ensemble du Québec, l'analphabétisme et le goût de la lecture sont de vraies affaires. Après ses gestes et ses paroles concernant sa prime de 215 000 $, le ministre nous prouve une nouvelle fois qu'il devrait démissionner, après avoir remboursé la totalité de la prime », a déclaré Nicole Léger.

La députée s'inquiète des coupes budgétaires à venir dans le réseau des bibliothèques scolaires, et réaffirme l'importance de doter celles-ci des ressources financières nécessaires pour pouvoir susciter chez nos jeunes le goût de la lecture, essentiel à la réussite éducative et à la lutte contre le décrochage.

La ministre de la Culture partage-t-elle l'avis de son collègue?
De son côté, la députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture, de communications et d'enseignement supérieur, Véronique Hivon, joint sa voix aux nombreux intervenants du monde du livre qui s'inquiètent, à juste titre, des impacts de cette dévalorisation des livres et de la lecture sur les jeunes, mais également sur tout le milieu du livre québécois, qui en ressentira des contrecoups économiques importants.

« Que pense la ministre de la Culture des propos de son collègue? Après avoir abandonné le consensus quant à la réglementation du prix du livre, va-t-elle finalement se battre ou demander de nouveau à un milieu qu'elle se doit de défendre de se battre à sa place? », a demandé Véronique Hivon.