13 Novembre 2014

Compressions dans les cégeps et les universités : Le réseau postsecondaire continue de goûter à la médecine Bolduc

Québec, le 13 novembre 2014, CNW-Telbec - La députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseigenement supérieur, Véronique Hivon, constate que le ministre de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc, non contente d'avoir déjà imposé des coupes records pour 2014-2015, en ajoute une couche aujourd'hui en sabrant davantage encore, autant le réseau collégial que le réseau universitaire.

« Est-ce que le ministre de l'Enseignement supérieur croit vraiment que les compressions, qui sont doublées dans les cégeps, n'auront aucun effet sur la qualité de l'éducation et le soutien offerts aux jeunes? Est-ce qu'il est vraiment persuadé que les nouvelles coupes dans les universités, qui atteignent maintenant presque 200 M$, n'affecteront pas l'enseignement ni la recherche? C'est impossible! Le ministre sait parfaitement qu'il s'attaque directement à la qualité de l'enseignement », a affirmé Véronique Hivon.

« Les universités et les cégeps sont des sources de savoir et des moteurs pour l'innovation au Québec. Couper directement dans le réseau, couper dans l'enseignement, le savoir, la connaissance, la recherche, c'est se tirer dans le pied pour l'avenir, car il s'agit là de domaines auxquels nous devrions accorder une priorité absolue, tant pour notre développement social que pour notre essor économique », a ajouté la députée.

La politique du cynisme

« L'opposition libérale dénonçait sur toutes les tribunes la situation financière des universités. Quelques mois plus tard, les mêmes personnes changent radicalement leur position et imposent des compressions records au réseau. On comprend maintenant que les grands cris des députés du Parti libéral n'étaient qu'une stratégie électoraliste. Après ça, on se demande pourquoi les électeurs québécois sont cyniques », a conclu la députée du Parti Québécois.