22 Septembre 2015

Compressions de 15 M$ au CISSS de Lanaudière - Austérité libérale: le réseau de la santé écope encore

Lanaudière, le 22 septembre 2015 – La députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy et le député de Berthier, André Villeneuve, s’inquiètent des compressions budgétaires de l’ordre de 15 M $ imposées au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière pour l’année 2015-2016.

Les quatre députés rappellent que Lanaudière souffre déjà d’un sous-financement en santé par rapport aux autres régions du Québec, et ce, depuis plusieurs années. « Lorsque nous étions au gouvernement, nous avions investi pour diminuer cette iniquité, la réduisant de 22, 5 % en une seule année. Malheureusement, cette coupe de 15 M$ compromet cette avancée pour la région et nous ramène presqu’à la case de départ », affirment les élus.

La Protectrice du citoyen le confirme

Le rapport annuel de la Protectrice du citoyen, publié le 17 septembre dernier, confirme que les services de santé offerts aux citoyens se dégradent sous le gouvernement Couillard. « Le verdict de la Protectrice du citoyen est sans équivoque. En matière de santé mentale, les problèmes d’accessibilité sont persistants et occasionnent des coûts psychologiques et sociaux importants. Pour ce qui est des soins à domicile, les services offerts – déjà insuffisants et souvent mal adaptés aux besoins – sont constamment coupés. Pour leur part, les aînés dans les CHSLD subissent, au quotidien, les effets des restrictions budgétaires, certains d’entre eux ne reçoivent même pas de bain ! »

Les députés de l’Opposition officielle de Lanaudière promettent de suivre l’état de situation de près et de continuer d’interpeller le gouvernement libéral sur les répercussions de l’austérité sur le nombre et la qualité des services de santé et de services sociaux offerts aux citoyens lanaudois. « Nous devons tout faire pour protéger l’accès et la qualité des services, c'est une question de dignité humaine », ont conclu les députés.