2 Mars 2015

Diane Lamarre de passage dans Lanaudière : Lanaudière, victime de l’austérité libérale en santé

Lanaudière, le 2 mars 2015 – Les député(e)s de Lanaudière Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau), Mathieu Traversy (Terrebonne) et André Villeneuve (Berthier), en compagnie de leur collègue Diane Lamarre (Taillon), porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et d'accessibilité aux soins, ont tenu à dénoncer les graves conséquences du régime d’austérité libéral pour les services de santé dans la région, en marge de l'assemblée régionale annuelle du Parti Québécois tenue le samedi 28 février à Mascouche.

« En imposant de force des quotas et des taux d’assiduité aux médecins, le projet de loi 20 du ministre Barrette comporte des risques sérieux. Loin d’améliorer l’accès, il le rendra plus difficile pour les personnes très malades, en particulier les personnes âgées qui nécessitent plus de temps lors d’une consultation et qui sont plus susceptibles d’aller à l’urgence. Je demande au ministre de déposer les règlements du projet de loi 20 car, sans eux, ce projet de loi est une coquille vide. Le ministre doit mettre un terme à sa  méthode « bulldozer ». Aucune réforme de la santé ne peut réussir sans les travailleurs du réseau de la santé. Le ministre doit cesser d’agir comme s’ils étaient ses adversaires car ce sont des partenaires dont il aura besoin », a soutenu Diane Lamarre, oratrice invitée lors de cette assemblée régionale.

L’adoption récente sous bâillon du projet de loi 10, quant à elle, plutôt que de rapprocher les gens du système de santé les en éloigne en centralisant à outrance, et obligera les acteurs du réseau à gérer des changements de structures et de postes plutôt que de se concentrer sur l’accès aux services et à l’amélioration de leur qualité. « Pendant que les professionnels travailleront à de nouveaux organigrammes, que sera-t-il fait concrètement pour diminuer l’attente en chirurgie ou pour offrir des services aux enfants autistes? En quoi cette réforme, précisément, réduira-t-elle l’iniquité interrégionale? », questionne Véronique Hivon, députée de Joliette.

« Mes collègues et moi-même avons constamment priorisé le dossier santé, tant dans le nord de la région que dans le sud, parce que nous savons à quel point c’est un enjeu important pour les citoyens d’ici. L’iniquité régionale dans le financement des services de santé, nous la dénonçons depuis plusieurs années et le Parti Québécois avait réussi à la réduire de plus de 25% pendant les 18 mois où il était au pouvoir. Ce qu’on constate aujourd’hui, c’est que l’improvisation du ministre Barrette et l’austérité libérale vont nous ramener en arrière », soutient Mathieu Traversy, député de Terrebonne.

« L’avenue privilégiée par le gouvernement libéral, c’est clairement un recul pour Lanaudière : les besoins augmentent et le financement, au mieux, stagne. C’est inacceptable », clame André Villeneuve, député de Berthier. Il cite comme exemple le service sans rendez-vous du CLSC de Saint-Michel-des-Saints qui est en voie de disparaître si le gouvernement ne finance pas davantage le secteur en lui donnant le statut de « zone éloignée ».

« La réforme tous azimuts improvisée sans tenir compte des particularités régionales, notamment l’iniquité de financement dans Lanaudière, crée de l’incertitude, des dépenses d’énergie inutile et de l’incohérence. Le gouvernement Couillard fait peut-être le bon diagnostic, mais il n’utilise certainement pas le bon remède », s’insurge Nicolas Marceau, député de Rousseau.