30 Septembre 2011

Dossier Kruger. Le PQ dénonce l'inertie du gouvernement

Sainte-Julienne, le vendredi 30 septembre 2011 – À la suite de l'annonce de l’octroi par la Caisse de dépôt et de placement du Québec d’un prêt de 215 M$ pour l’agrandissement de son usine de Memphis au Tennessee plutôt qu’à Crabtree, les leaders économiques locaux du grand Joliette s’étaient réunis pour faire le point sur la situation. À cette occasion, la députée de Joliette, Véronique Hivon, avait pris l’engagement de demander des comptes aux ministres concernés, avec l’appui de ses collègues du Parti Québécois.

Jeudi passé, lors de la période de questions, Nicolas Marceau, député de Rousseau porte-parole de l’opposition officielle en matière de Finances et de Développement économique a interpellé les ministres du gouvernement concernés par le dossier de Kruger. « Cet été, on s'est retrouvés dans la situation absurde où la Caisse de dépôt a décidé d'aider Kruger à délocaliser un investissement majeur alors qu'Investissement Québec travaillait plutôt à retenir cet investissement à Crabtree, dans Lanaudière. Comment le ministre du Développement économique peut-il justifier que le travail d'Investissement Québec ait pu être saboté par la Caisse de dépôt? Le gouvernement préfère-t-il l'indifférence de la Caisse de dépôt au nationalisme économique normal d'Investissement Québec? Qui a tort dans ce dossier, la Caisse ou Investissement Québec? ». Nicolas Marceau se dit stupéfait que le ministre semble se satisfaire qu’on finance avec notre argent la création d’emplois à Memphis plutôt que chez nous.

Pour sa part, la députée de Joliette, Véronique Hivon dénonce le manque de cohérence des deux bras économiques du gouvernement dans ce dossier, soit Investissement Québec et la Caisse de dépôt : « Il aurait dû y avoir une coordination de l’offre faite à Kruger pour s’assurer que la candidature de l’usine de Crabtree soit privilégiée. Par exemple, la Caisse aurait très bien pu conditionner son prêt au choix du site de Crabtree. Or, malheureusement, comme dans trop d’autres dossiers menés par ce gouvernement, la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite et il y a clairement eu un manque de leadership ».

« En 2004, les libéraux ont changé le mandat de la Caisse avec comme objectif de maximiser les rendements à court terme, au détriment
du développement économique du Québec et cette décision malheureuse a mené à des pertes historiques de 40 milliards de dollars. Le mandat de la Caisse doit être modifié de façon à augmenter considérablement son implication financière auprès de nos entreprises québécoises, permettant ainsi de maintenir et créer des emplois au Québec.

Disons qu’avec la croissance anémique des investissements de nos entreprises qui ne sont pas revenus au niveau de 2007, les exportations qui tardent à reprendre et avec la croissance inégalée de la dette du Québec, les libéraux ne peuvent prétendre être les champions de l’économie », de conclure Véronique Hivon et Nicolas Marceau.