22 Septembre 2011

La souveraineté est plus nécessaire que jamais ... pour régler « les vrais problèmes » !

Joliette, le 22 septembre 2011 - À la suite du passage de François Legault à Joliette, la députée de Joliette, Véronique Hivon, déplore vivement la mise au rancart par ce dernier du projet de souveraineté du Québec et même de toute défense réelle des intérêts québécois face au gouvernement fédéral.

Madame Hivon est frappée par l'opposition que dresse François Legault entre ce qui représenterait supposément de « vrais problèmes » et la question de la souveraineté: « Le Québec vit de réels problèmes auxquels il faut s'attaquer énergiquement. C'est d'ailleurs ce que compte faire le Parti Québécois avec les propositions audacieuses adoptées au printemps dans son programme. Mais la souveraineté est précisément une clé importante pour la résolution de problèmes réels ! Comment pouvoir agir pleinement pour notre développement si nous ne possédons que la moitié de nos pouvoirs et de notre argent ? Il ne s'agit pas d'un dilemme entre travailler pour la souveraineté ou travailler pour régler les « vrais problèmes ». Il faut travailler à la souveraineté pour parvenir à régler les « vrais problèmes » ! ».

« Si nous détenions tous nos leviers, nous pourrions décider d'investir davantage dans ce qui préoccupe les Québécois au quotidien, comme l'éducation, la santé et les mesures familiales, plutôt que par exemple dans le militaire, les sables bitumineux ou le maintien de la monarchie ! Nous pourrions aussi, dans des dossiers bien concrets, aller au bout de nos approches, nettement différentes des approches prônées par le gouvernement fédéral, que ce soit notamment en matière d'environnement, de jeunes contrevenants, de condition féminine ou d'aide internationale », poursuit la députée Hivon.

« Dans la même veine, pour quelqu'un qui aspire à diriger le seul peuple francophone en Amérique du Nord, ne pas avoir de programme vigoureux de défense de notre langue et de notre culture relève de l'acceptation tranquille que le peuple québécois est un peuple comme les autres », ajoute la représentante de Joliette à l'Assemblée nationale.

En ce qui concerne les idées de M. Legault, Madame Hivon estime qu'il propose trop souvent des solutions simplistes à des problèmes complexes: « Prenez l'éducation. Je crois profondément qu'il faut revaloriser la profession d'enseignant et s'assurer que nos professeurs soient rémunérés convenablement. Je le répète d'ailleurs souvent. Mais penser que du seul fait d'une hausse de salaires et d'une évaluation des enseignants, le décrochage scolaire va disparaître, c'est de la pensée magique ! ».

En terminant, la députée a tenu à rappeler que pour quelqu'un qui plaide pour une manière différente de faire de la politique, il est déplorable de constater le refus prolongé de François Legault d'annoncer la formation de son parti politique, ce qui lui permet de ne pas être soumis aux mêmes règles que les partis politiques en place et donc de ne pas rendre de comptes quant au financement qu'il reçoit. Mais au-delà de tout, ce qui demeure le plus ironique, selon Madame Hivon, est de voir cet homme, qui affirmait lorsqu'il était élu que le Québec-province serait ingérable tant qu'il ne posséderait pas tous ses pouvoirs, refuser maintenant de dévoiler s'il voterait oui ou non à un éventuel référendum sur la souveraineté: « Ce n'est certes pas l'idée que je me fais de la transparence », conclut la députée de Joliette.