20 Octobre 2011

L'Assemblée nationale s'oppose au projet de loi C-10 

Québec, le jeudi 20 octobre 2011 – « Par l’adoption à l’unanimité d’une motion formelle et officielle, l’Assemblée nationale rejette les dispositions inscrites au projet de loi C-10 qui vont à l’encontre des valeurs et intérêts du Québec. Le gouvernement conservateur et les députés québécois à la Chambre des communes doivent donc comprendre que le projet de loi C-10 ne passe pas. En l’occurrence, ils doivent respecter la volonté québécoise ».

C’est ce qu’a déclaré la députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, qui a fait adopter une motion à l’Assemblée nationale. Cette motion stipule : « Que l’Assemblée nationale exige le retrait des dispositions du projet de loi fédéral C-10 qui vont à l'encontre des intérêts du Québec et des valeurs québécoises en matière de justice, dont celles concernant le traitement des jeunes contrevenants ».
« Notre modèle de justice québécois pour les adolescents est un modèle efficace. Nous avons ainsi un des taux de criminalité les plus faibles en Amérique. Pourquoi faudrait-il défaire quelque chose qui fonctionne bien? », se questionne Véronique Hivon, heureuse que le gouvernement libéral sorte de son silence et décide enfin de s’opposer formellement aux dispositions du projet de loi C-10 qui auront des impacts négatifs considérables.

APRÈS UN MOIS, LA POSITION DU GOUVERNEMENT QUÉBÉCOIS ENFIN CONNUE!
Elle note qu’il aura fallu un débat de deux heures et un vote pour connaître enfin publiquement la position et l’attitude qu’entendait prendre le gouvernement libéral face à cet important projet de loi fédéral. « Il était pour le moins inquiétant de ne pas avoir eu vent de sa position. Les Québécois ont le droit de savoir si leur gouvernement défend leurs valeurs et leurs intérêts. Quoi qu’il en soit, je me réjouis que l'Assemblée nationale parle d'une seule voix dans ce dossier fondamental pour l'avenir de notre système de justice et de notre société dans son ensemble », fait remarquer la porte-parole de l’opposition officielle.
Par ailleurs, la députée de Joliette invite le gouvernement du Québec à poursuivre le travail et à répliquer avec vigueur au ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, qui a suggéré que le Québec sabre dans ses budgets en éducation, dans l’aide sociale et dans les services sociaux pour éponger les coûts exorbitants que ces nouvelles mesures entraîneront pour le Québec. Elle demande également à ce que le gouvernement du Québec rende public son estimé des coûts que pourraient engendrer les ambitions conservatrices.

« Il y a non seulement un coût social majeur à ce projet de loi, mais un impact financier considérable qui, selon des estimations, dépasse le demi-milliard pour le Québec. Il est impératif que le Québec fasse cette évaluation pour que les Québécois réalisent à quel point les conservateurs ont des priorités drôlement différentes du peuple québécois », a conclu Véronique Hivon.