10 Février 2012

Reprise des travaux parlementaires : Véronique Hivon compte obtenir des gains en faveur des victimes et de la classe moyenne

Joliette, le 10 février 2012 – Les travaux parlementaires de l’Assemblée nationale reprennent la semaine prochaine, et la députée de Joliette et porte- parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, compte obtenir des gains en faveur des victimes d’actes criminels ainsi que de la classe moyenne quant à l’accès à la justice. De plus, elle sera aux premières loges au moment du dépôt du rapport de la Commission spéciale sur la question de Mourir dans la dignité : « Un début de session chargé, mais qui s’annonce passionnant car les enjeux sont déterminants, pour peu que l’on croie encore à l’importance de la justice au Québec ! », déclare-t-elle.

Débattre des droits des victimes d’actes criminels

« Nous sommes mûrs pour un véritable débat sur les droits des victimes d’actes criminels au Québec et pour corriger certaines situations », affirme la députée de Joliette, à la suite du récent refus du gouvernement libéral de s’engager au sujet des revendications d’Isabelle Gaston (l’ex-conjointe de Guy Turcotte). Alors que Véronique Hivon interpelle le gouvernement à ce sujet depuis trois ans, rien n’a encore bougé : « Un important rapport sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels remis au ministre de la Justice il y a près de quatre ans n’a toujours pas fait l’objet de suivi. Pire, le premier ministre indiquait cette semaine qu’il allait en prendre connaissance ! En outre, le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels compte un surplus de plus de 36 millions de dollars et on n’arrive pas à connaître les intentions gouvernementales. Et, pendant ce temps, la table de concertation qui existe entre le ministère de la Justice et les groupes œuvrant auprès des victimes a vu ses activités cesser. C’est un véritable non-sens. »

Mettre fin au « décrochage judiciaire »

La porte-parole du Parti Québécois en justice sera également appelée à intervenir sur le projet de loi proposant d’instituer un « Fonds accès justice », à compter du 21 février prochain. Elle compte saisir l’occasion pour plaider en faveur de nouvelles mesures qui favoriseraient l’accès à la justice, notamment pour les gens qui ne sont pas admissibles à l’aide juridique mais qui n’ont pas les moyens d’avoir recours aux services d’un avocat: « Il faut absolument mettre un terme au décrochage judiciaire, un phénomène inquiétant où les citoyens, faute de moyens, abdiquent de plus en plus à faire valoir leurs droits et à obtenir justice. Afin d’accroître l’accessibilité à la justice, le projet de loi doit avant tout répondre aux besoins de la classe moyenne.

Je veillerai à ce que ce soit le cas, tout en m’assurant que la création de ce Fonds ne permette pas à l’État de se désengager de son rôle ».

Mourir dans la dignité

Quant à la Commission spéciale sur la question de Mourir dans la dignité, dont la députée de Joliette est l’instigatrice et vice-présidente, ses conclusions devraient être présentées d’ici le mois de mars : « Ce fut une expérience humaine hors du commun pour les députés d’être en dialogue de manière aussi intense avec la population, qui a manifesté un intérêt sans précédent pour une consultation parlementaire. Je poursuis la tâche avec minutie afin que le rapport soit à la hauteur de l’engagement des citoyens qui sont venus témoigner. J’ai hâte de partager avec eux le fruit de ce travail des deux dernières années. »