11 Juin 2015

Travailleurs étrangers temporaires : Une décision unilatérale d'Ottawa qui fait mal aux entreprises de chez nous

Joliette, le 11 juin 2015 - La députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de Rousseau, Nicolas Marceau et le député de Berthier et porte-parole en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, André Villeneuve, déplorent l’entrée en vigueur, le 1er juillet prochain, d’une réforme du programme fédéral de travailleurs étrangers temporaires.

« Dans Lanaudière, nos entreprises qui recrutent à l’étranger pour combler leur pénurie de main-d’œuvre saisonnière, notamment celles du domaine agroalimentaire, sont à risque de ne pas pouvoir poursuivre leur plein développement avec ces nouvelles contraintes du fédéral. La survie même de certaines entreprises peut être en jeu et Ottawa n’en tient pas compte », a déploré Véronique Hivon.

« Cette réforme imposée par le gouvernement du Canada, et ce, sans tenir compte des particularités québécoises, est le résultat de la politique du laisser-faire de la ministre québécoise de l’Immigration, Kathleen Weil. En effet, Québec ne s’est même pas occupé de voir avec Ottawa à faire atterrir cette réforme en douceur. Rien n’a été fait en 9 mois et aucune solution de rechange n’est sur la table ! », s’est exclamé André Villeneuve.

« La ministre Kathleen Weil a affirmé que les fonctionnaires québécois n’ont pas réussi à s’entendre avec Ottawa pour éviter que la mise en œuvre des modifications annoncées nuise au développement économique du Québec. Or, ce n’est pas aux fonctionnaires de négocier ces ententes, c’est à la ministre! On aurait pu s’attendre à plus de leadership de sa part, mais elle s’est contentée de déplorer qu’Ottawa ait pris sa décision sans tenir compte du Québec. Elle aurait dû intervenir bien avant et avec fermeté pour dénouer cette impasse. Cela nous démontre, encore une fois, la nécessité pour le Québec de contrôler toutes ses politiques d’immigration et d’emploi. La décision unilatérale et l'intransigeance du fédéral est une véritable marque de commerce lorsqu'il est question du Québec. Il refuse de respecter nos spécificités  », a déclaré Nicolas Marceau.

Les députés ont terminé en rappelant que : « Dans ce cas-ci, comme dans bien d’autres, lorsque les intérêts du Québec et du Canada entrent en conflit ce sont toujours les nôtres qui en pâtissent. Le fédéralisme ne fonctionne pas. La ministre Weil reconnaît avoir reçu une lettre et demandé une rencontre, mais sans succès. Ainsi va la vie dans le régime fédéral canadien; alors que les libéraux pratiquent l’à-plat-ventrisme, Ottawa se permet de lever le nez sur le Québec. Voilà une nouvelle preuve que le Québec doit contrôler tous ses pouvoirs, y compris en matière d’immigration et d’emploi ».