16 Avril 2012

Une vision pour le XXIe siècle : Un Québec vert et bleu

Joliette, le 16 avril 2012 - Malgré ce que certains prétendent, je suis convaincue que nous pouvons encore, collectivement, porter de grands projets de société. C’est pourquoi, à l’occasion du Jour de la Terre, je tiens à partager avec vous une vision qui aspire à propulser le Québec dans le XXIe siècle en alliant développement économique, engagement environnemental, cohésion sociale et recherche de l’intérêt du plus grand nombre. Cette vision passe un plan pour un Québec vert et bleu, celui de l’indépendance énergétique.

D’emblée, il est à noter que le Québec dépense environ 18 milliards de dollars par année pour importer du pétrole brut, du mazout et autres hydrocarbures, soit plus de la moitié de notre consommation totale d’énergie. Imaginez si, à la place, nous arrivions à rediriger progressivement ces milliards vers l’économie québécoise...

L’indépendance énergétique, c’est miser sur nos capacités d’innovation, en prenant part à trois vastes chantiers :

Chantier 1 : L’efficacité énergétique

Le mégawatt le plus vert et le plus payant, c'est celui qu'on ne gaspille pas. L'efficacité énergétique, c’est la prise de décisions intelligentes en matière de construction tout en permettant aux familles québécoises de faire des économies, aux entreprises de hausser leur productivité et, globalement, à la société de favoriser une croissance économique verte.

Chantier 2 : L’électrification des transports

Grâce à l’hydroélectricité, près de 50% de nos sources énergétiques sont renouvelables et proviennent de chez nous. Outre le développement de la voiture électrique, pour lequel nous devons devenir un chef de file, il faut aussi que l’électrification du transport en commun et du transport de marchandises deviennent des priorités.


Chantier 3: Le développement des énergies vertes

Le Québec est mieux placé que quiconque pour opérer cette nouvelle révolution industrielle. Pensons notamment à l’immense potentiel de l’éolien inutilisé dans le grand Nord, du solaire passif, de la géothermie et de la biomasse forestière et agricole, dont la matière première est fortement présente dans Lanaudière. Imaginez comment ces initiatives pourraient progresser si l’État s’engageait formellement à les développer...

Agissons collectivement
Évidemment, l’État ne peut et ne doit agir seul. Le succès d’une telle ambition réside dans le maillage entre les acteurs du milieu, les entrepreneurs, les chercheurs et un gouvernement proactif. Dès lors, il n’y aurait plus que la volonté des Québécois, leurs rêves, leurs aspirations, leur créativité, leur spécificité et leur savoir-faire. Ainsi, tous les ingrédients seront réunis pour que cette vision ambitieuse du Québec, celle de l’indépendance énergétique, celle d’un Québec vert et bleu, voie le jour!


Et n’oubliez pas : le 22 avril, marchons tous ensemble pour la Terre !