Avec la fronde dont sa chef Pauline Marois a été encore une fois l'objet, Véronique Hivon admet que «ça a été une session difficile, je ne ferai pas l'autruche».
«Je n'aime pas la chicane, personne n'aime la chicane. Et ce qui est déplorable dans ce temps-là, c'est qu'on n'ouvre pas les oreilles au message que le PQ essaie de livrer. Mais je pense que la tempête est derrière nous».
Véronique Hivon n'en démord pas: pour elle, la souveraineté du Québec est encore d'actualité dans un contexte où les conservateurs majoritaires soulèvent beaucoup de controverse.
«Disons que ça nous permet de faire de l'éducation», admet-elle en insistant sur le fait qu'un Québec indépendant pourrait légiférer sur des décisions comme la loi C-10, le registre des armes ou le retrait du Canada du protocole de Kyoto.
Dans la régionPlusieurs grands dossiers ont été portés à l'Assemblée nationale par Véronique Hivon, qui a établi un nouveau record en étant la porte-parole de trois motions de l'opposition officielle.
Parmi les dossiers chauds de la session, l'investissement de Kruger – aidé par la Caisse de dépôt et placement – à Memphis aura fait couler beaucoup d'encre. «J'ai demandé des explications au gouvernement et même Pauline Marois a fait une sortie à ce sujet», dit Mme Hivon.
En santé, la présence du privé dans le système est un phénomène «très inquiétant» pour la députée. Elle juge que si l'urgence déborde à 200% à Saint-Charles-Borromée, c'est par manque de places en longue durée et de services à domicile. «Le tiers des visiteurs à l'urgence sont des personnes âgées qui témoignent du sous-financement et qui pourraient être prises en charge plus tôt», dit-elle.
Le projet de centre multisports avec la Commission scolaire des Samares est «au carrefour de l'éducation, de la lutte au décrochage et des saines habitudes de vie», dit la députée qui avance le chiffre de 8 M$ dont elle pourrait aller chercher la moitié à Québec. La députée a amorcé quelques discussions préliminaires avec les ministres concernés.
Sinon, la députée péquiste dresse un bilan acerbe du gouvernement libéral et regarde la venue de François Legault dans Lanaudière comme une bonne nouvelle. «Plus un se rapproche d'un mirage, plus il s'efface, alors c'est peut-être ici que les gens vont s'en rendre compte en premier».
Considérant qu'il y'a «assez de droite» au Québec, Mme Hivon ne rejette pas l'idée d'une alliance avec d'autres partis souverainistes, mais «je n'en suis pas là», dit-elle.
Source:
Journal l'Action
Par Alexis Beaudet
Le 21 décembre 2011




