Parti QuébécoisVéronique Hivon, Joliette
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, de protection de la jeunesse et d'adoption internationale

«Le poste de chef n'est pas libre» - Véronique Hivon


La députée de Joliette soutient Pauline Marois



À quelques jours du caucus présessionnel du Pati Québécois, au Château Joliette, la députée Véronique Hivon a dévoilé à l'Action qu'elle apportait tout son soutien à Pauline Marois dans cette course à la chefferie virtuelle qui l'oppose à Gilles Duceppe.

«J'invite M. Duceppe à venir travailler avec nous, ce serait une force de l'avoir dans l'équipe», lance d'emblée la députée. «Mais le poste de chef n'est pas libre en ce moment».

Gilles Duceppe a laissé savoir, plus tôt cette semaine, qu'il pourrait considérer la chefferie du PQ advenant un départ de Mme Marois. L'hémorragie médiatique qui a suivi a fait sourdre le mot «putsch» à quelques occasions et les divisions au PQ ont reprises de plus belle, certains appuyant Duceppe, d'autres Marois, et d'autres encore cherchant surtout à éviter la chicane.

Même si Pauline Marois n'a pas réussi à endiguer la division qui frappe son parti depuis le printemps, Mme Hivon n'en démord pas. «Je ne crois pas au sauveur, dit-elle, en politique, je crois aux idées, au travail d'équipe».

Que veulent les Québécois?

Dans notre système politique, les députés sont tenus à la ligne de parti. Or, dans plusieurs régions, on vote encore pour la personne. Le phénomène de Mario Dumont et la Vague orange de Jack Layton confirment cette règle. Les Québécois sont-ils prêts à mettre le chef de côté?

«Le 2 mai, les Québécois ont essentiellement voté pour un chef. Or, Jack Layton est mort et l'équipe du Québec est ce qu'elle est… Je pense que plusieurs personnes commencent à comprendre l'importance d'une équipe», dit Mme Hivon.

La députée souhaiterait que les idées du PQ soient mieux connues. Pour elle, le parti est résolument social-démocrate et souhaite freiner le congé fiscal des grandes entreprises, entre autres. «Nous avons été là, avec Pauline Marois, quand Kruger a décidé d'investir à Memphis», dit-elle.

Quant aux alliances, qui seront peut-être discutées lors du caucus des 25 et 26 janvier prochains, la députée montre une prudente ouverture. «Je suis favorable à ce qu'on débatte de l'idée. Nous avons le projet ambitieux de se donner un pays. Maintenant, on doit travailler sur les points de convergence avec ceux qui partagent cette idée».

Le caucus de Joliette entretient tous les espoirs. Verra-t-on le couronnement de Gilles Duceppe? Le dévoilement d'une politique d'alliance? Quoi qu'il en soit, affirme Mme Hivon, «on a une occasion de refaire l'unité».

Source:

Journal L'Action
Par Alexis Beaudet
Le 20 janvier 2012

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