Parti QuébécoisVéronique Hivon, Joliette
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, de protection de la jeunesse et d'adoption internationale

Fermeture du bureau du Conseil du statut de la femme. Une décision néfaste et injustifiée selon le PQ




L'année commence mal pour les revendications des femmes. Le Conseil du statut de la femme ferme sept de ses bureaux régionaux, dont celui de Joliette, d'ici le 1er avril. Un geste dénoncé par le caucus des députés de Lanaudière.La député Véronique Hivon (Joliette) et ses collègues sont insatisfaits des explications fournies par l'organisme. Celui-ci parle d'un manque de ressources humaines et financières.

Difficulté
«Comment le Conseil du statut de la femme peut-il continuer à offrir des services de qualité aux groupes de femmes partout au Québec alors que son budget n'a pas été revu depuis de nombreuses années et qu'il fonctionne avec un effectif réduit», interrogent Nicolas Marceau (Rousseau), Mathieu Traversy (Terrebonne) et Guillaume Tremblay (Masson).On invoque que le Secrétariat à la condition féminine aurait mis en place sa propre équipe régionale afin de coordonner la mise en œuvre de la Politique d'égalité entre les femmes et les hommes.

Le Parti Québécois remet en question cette explication. «Le seul bureau du Secrétariat est à Québec! Comment peut-on le plus sérieusement du monde appeler cela une équipe régionale?», dénonce André Villeneuve, président du caucus régional.

Les députés lanaudois s'inquiètent du peu d'intérêt et de vigueur de la ministre responsable de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, dans la défense des intérêts des femmes.

Selon eux, le gouvernement Libéral abandonne la région de Lanaudière.

«C'est inconcevable de penser que l'on puisse offrir la même qualité de service en travaillant de Montréal plutôt qu'en étant bien implanté dans la région. On connait vraiment la réalité et les problématiques vécues par les femmes quand on les vit avec elles. Les services requis ne sont pas théoriques mais pratiques et doivent prendre en compte les réalités quotidiennes de la vie des femmes de la région», argumente Véronique Hivon.

«Quand on sait que les groupes de femmes sont parmi les moins bien nantis de tous les organismes sans but lucratif, il est assez étonnant de voir que l'on décide justement de sabrer dans ce budget», ajoute Scott McKay.

Le caucus des députés demande que le gouvernement agisse tout de suite afin que le Conseil du statut de la femme continue à offrir des services dans Lanaudière.

Source:

Journal L'Action
Par Pierre Bellemare
Le 9 janvier 2010
 
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