Hivon et Villeneuve dénoncent la taxe Charest

Selon les députés de Joliette et de Berthier, Véronique Hivon et André Villeneuve, le dernier budget indique que le gouvernement libéral mettra en place une nouvelle taxe de 200 $ par adulte pour financer le système de santé, sans pour autant proposer une amélioration des services. Ainsi, une personne qui a un revenu de 100 000 $ paiera le même montant qu’une personne qui gagne 20 000 $ : « Il s’agit d’une décision qui va totalement à l’encontre de notre manière de voir les choses au Québec, c’est-à-dire de faire en sorte que les gens plus fortunés paient un pourcentage d’impôt plus élevé par rapport aux familles à revenus modestes. Notre valeur de solidarité vient d’en prendre un coup! », ont déclaré les députés de Joliette et de Berthier.
La taxe Charest
L’imposition d’une « taxe Charest » de 25 $ débutera en juillet prochain et, d’ici deux ans, elle atteindra 200 $ par adulte par année. Rappelons que l’idée de cette taxe a été rejetée tant par Claude Castonguay que par Jacques Ménard, tous deux auteurs d’un rapport sur le système de santé québécois, car considérée comme un impôt déguisé ainsi qu’une taxe régressive : « Il est pour le moins surprenant de constater qu’une idée rejetée unanimement par les experts mandatés par Jean Charest soit retenue, surtout quand de l’aveu même des auteurs, elle fera particulièrement mal aux familles de la classe moyenne et à revenus modestes », de déclarer André Villeneuve.
Inacceptable
Véronique Hivon dénonce le fait qu’en plus de l’introduction de cette nouvelle « taxe », Jean Charest a confirmé sa volonté d’imposer un ticket modérateur, dont il ne reste qu’à déterminer les modalités d’application : « Selon le scénario évoqué dans les documents budgétaires, le gouvernement envisage d’imposer un tarif de 25 $ par visite médicale ainsi qu’un tarif plus élevé aux personnes qui se présenteront à l’urgence plutôt que chez leur médecin de famille. Il s’agit rien de moins que d’une taxe à la maladie. Les gens les plus démunis tarderont à consulter, risquant ainsi de voir leur condition s’aggraver. Avec cette idée de faire payer davantage pour une visite à l’urgence, ce sont les personnes sans médecin de famille qui seront les plus pénalisées. C‘est tout simplement inacceptable! », de conclure la députée.
Source:
Journal L'Action
Par Chantal Émard
Le 8 avril 2010
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Journal L'Action
Par Chantal Émard
Le 8 avril 2010


