Journées lanaudoises de la persévérance scolaire. Les députés du Nord de Lanaudière saluent l'initiative du CRÉVALE

La mise sur pied par le CRÉVALE (comité régional pour la valorisation de l'éducation) des Journées lanaudoises de la persévérance scolaire est une initiative dont il faut se réjouir. Les députés du nord de Lanaudière saluent le geste de l'organisme. «Le CRÉVALE et ses partenaires font un excellent travail en véhiculant une vision positive des études tout en offrant des programmes tels que "Oser Jeunes"», laissent-ils savoir. Ils interviennent dans le cadre des Journées lanaudoises, qui se tiennent du 15 au 19 février.
Réaction
Nicolas Marceau (Rousseau) évalue qu'il est important de souligner le travail des enseignants, du personnel de soutien et des directions d'école qui, jour après jour, s'investissent auprès des jeunes, souvent dans des conditions difficiles. «Nous sommes convaincus que la clé repose sur une stratégie du milieu appuyée par un financement massif du gouvernement ainsi que des objectifs ambitieux à atteindre», maintient-il.
Sous cet angle, lui et Véronique Hivon (Joliette), Claude Cousineau (Bertrand) et André Villeneuve (Berthier) en profitent pour rappeler la faiblesse des objectifs du plan de lutte contre le décrochage scolaire de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.
Ils rappellent que sous l'impulsion du gouvernement du Parti Québécois, les États généraux sur l'éducation avaient fixé à 85% l'objectif de diplomation des jeunes du secondaire.
«Après sept ans de règne Libéral, on est loin du compte; le taux de diplomation national n'étant que de 72%, selon les dernières données de 2007-2008 et l'objectif national ayant même été abaissé à 80%. Pour Lanaudière, l'objectif fixé pour 2020 tombe aussi bas que 69%! La ministre peut bien faire de "beaux discours" sur l'éducation, comme lorsqu'elle est venue à la Chambre de Commerce du Grand Joliette en janvier, mais la cible qu'elle se fixe pour la région, dont elle est de surcroît responsable, a de quoi nous décourager quant aux véritables moyens qu'elle mettra en œuvre pour lutter contre ce fléau», affirme Véronique Hivon.
André Villeneuve, de son côté, souligne que les statistiques sont alarmantes et que la situation dans le nord de Lanaudière est très préoccupante. «Nous nous positionnons à l'avant-dernier rang du Québec avec un taux de décrochage scolaire de 44%. Depuis sept ans, ce taux est à la hausse alors que le gouvernement de Jean Charest avait pris l'engagement en 2003 de le faire diminuer en cinq ans. Il a lamentablement échoué», dénonce-t-il.
Claude Cousineau, lui, se dit très inquiet du taux de décrochage particulièrement élevé chez les jeunes hommes. «Dans Lanaudière nord, près de deux fois plus de garçons que de filles décrochent au secondaire. Non seulement le taux de décrochage des filles est trop élevé mais des solutions spécifiques aux garçons doivent être développées pour qu'ils puissent combler l'écart, dans un premier temps, et rehausser encore davantage leur taux de diplomation, dans un deuxième temps», dit-il.
Puisqu'on évalue qu'un décrocheur gagnera 15,000$ de moins par an, qu'il sera deux fois plus susceptible d'avoir recours à l'assurance-emploi et qu'il verra son espérance de vie réduite de sept ans, les députés croient que nous avons une responsabilité collective de combattre le décrochage scolaire afin de renverser la tendance. Ils évaluent qu'il y a urgence d'agir.
Source:
Journal L'Action
Par Pierre Bellemare
Le 21 février 2010
Ils rappellent que sous l'impulsion du gouvernement du Parti Québécois, les États généraux sur l'éducation avaient fixé à 85% l'objectif de diplomation des jeunes du secondaire.
«Après sept ans de règne Libéral, on est loin du compte; le taux de diplomation national n'étant que de 72%, selon les dernières données de 2007-2008 et l'objectif national ayant même été abaissé à 80%. Pour Lanaudière, l'objectif fixé pour 2020 tombe aussi bas que 69%! La ministre peut bien faire de "beaux discours" sur l'éducation, comme lorsqu'elle est venue à la Chambre de Commerce du Grand Joliette en janvier, mais la cible qu'elle se fixe pour la région, dont elle est de surcroît responsable, a de quoi nous décourager quant aux véritables moyens qu'elle mettra en œuvre pour lutter contre ce fléau», affirme Véronique Hivon.
André Villeneuve, de son côté, souligne que les statistiques sont alarmantes et que la situation dans le nord de Lanaudière est très préoccupante. «Nous nous positionnons à l'avant-dernier rang du Québec avec un taux de décrochage scolaire de 44%. Depuis sept ans, ce taux est à la hausse alors que le gouvernement de Jean Charest avait pris l'engagement en 2003 de le faire diminuer en cinq ans. Il a lamentablement échoué», dénonce-t-il.
Claude Cousineau, lui, se dit très inquiet du taux de décrochage particulièrement élevé chez les jeunes hommes. «Dans Lanaudière nord, près de deux fois plus de garçons que de filles décrochent au secondaire. Non seulement le taux de décrochage des filles est trop élevé mais des solutions spécifiques aux garçons doivent être développées pour qu'ils puissent combler l'écart, dans un premier temps, et rehausser encore davantage leur taux de diplomation, dans un deuxième temps», dit-il.
Puisqu'on évalue qu'un décrocheur gagnera 15,000$ de moins par an, qu'il sera deux fois plus susceptible d'avoir recours à l'assurance-emploi et qu'il verra son espérance de vie réduite de sept ans, les députés croient que nous avons une responsabilité collective de combattre le décrochage scolaire afin de renverser la tendance. Ils évaluent qu'il y a urgence d'agir.
Source:
Journal L'Action
Par Pierre Bellemare
Le 21 février 2010


