Parti QuébécoisVéronique Hivon, Joliette
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de Justice, de protection de la jeunesse et d'adoption internationale

Madame Marois s'exprime sur le travail exceptionel de Véronique Hivon


La commission Bastarache passe à côté de la cible et ne permettra pas aux Québécois de connaître la vérité sur l'influence des financiers du Parti libéral sur le gouvernement de Jean Charest, a déclaré hier la chef du Parti québécois, Pauline Marois.

Mme Marois est sortie de la réserve qu'elle s'était imposée depuis le début des travaux de la commission Bastarache, alors qu'elle s'apprêtait à rencontrer le caucus de ses 50 députés, qui se réunit à Valleyfield pour une session préparatoire de deux jours en vue de la rentrée parlementaire de l'automne.

À son avis, la commission Bastarache a consisté jusqu'à maintenant à un jeu d'image où les protagonistes livrent des versions contradictoires au mépris de la vérité.

«On ne s'attaque pas au vrai problème. Ce n'est pas le processus de nomination des juges que M. Bellemare a remis en cause. C'est l'influence indue des donateurs du Parti libéral dans la nomination des juges. On ne veut pas aborder cette question. Aussitôt que le mot construction est mentionné, on met la question de côté», a exposé la chef péquiste.

Tenue à l'écart

Pauline Marois dit s'être volontairement tenue à l'écart du débat entourant la commission Bastarache afin de permettre à la critique en matière de Justice, au sein de son caucus, la députée de Joliette Véronique Hivon, de questionner les révélations faites devant le juge Michel Bastarache.

«Mme Hivon a fait un travail exceptionnel. Je voulais lui laisser la possibilité de le faire», a dit Mme Marois, qui vient tout juste de remanier son cabinet fantôme.

La population du Québec est à la fois déçue et inquiète à l'égard de son gouvernement, a continué Pauline Marois.

Éclairer certains points

Au sujet de la commission Bastarache, elle craint que les citoyens n'en sachent pas beau-coup plus à la fin de l'exercice qu'ils n'en savent aujourd'hui.

«Il faut qu'il se passe quelque chose de sérieux. Que cette commission d'enquête sur l'industrie de la construction, ses liens avec les donateurs du Parti libéral, sur la collusion entre les entreprises pour obtenir des contrats, puisse faire la lumière», a-t-elle suggéré.

Quant à la session parlementaire qui débutera le 21 septembre, Pauline Marois promet de ramener sur la table «tous les dossiers qui n'ont pas eu de réponse, dont celui des garderies. Les choix des projets étaient-ils recommandés par le ministère (de la Famille) ou pour récompenser les donateurs du Parti libéral? Cette question sera posée à M. Charest.»

La chef péquiste ne veut plus donner le bénéfice du doute au premier ministre Jean Charest. «Puisque M. Charest a souvent dit une chose et fait le contraire le lendemain, je continue à avoir des doutes sur sa parole.»

Source:

Journal de Montréal et Agence QMI
Par Régys Caron
Le 2 septembre 2010

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