Parti QuébécoisVéronique Hivon, Joliette
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, de protection de la jeunesse et d'adoption internationale

Nomination des juges - Guerre des mots à Québec


L'affaire Bellemare continue de semer la zizanie à Québec. Le premier ministre Jean Charest a vivement répondu aux questions de l'opposition mercredi, les accusant de salir la magistrature.

L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare a déjà révélé le nom des trois juges qu'il aurait nommés en raison de pressions de contributeurs financiers du Parti libéral du Québec. Il s'agirait de Marc Bisson, Line Gosselin-Després et Michel Simard.

L'opposition péquiste a donc questionné le gouvernement à ce sujet. «Est-ce que le premier ministre peut expliquer aux Québécois pour quelle raison il a estimé que les choix des juges Bisson, Gosselin et Simard étaient les bons, tellement bons qu'il fallait passer outre aux recommandations de son propre ministre de la Justice?», a demandé la porte-parole du Parti québécois en matière de justice, Véronique Hivon.

Il n'en fallait pas plus pour faire sortir Jean Charest de ses gonds. «Elle est en train de salir tous les juges du Québec par sa question», a protesté le premier ministre, qui croit que l'opposition joue à un jeu dangereux en traitant ainsi la magistrature québécoise.

Véronique Hivon s'est aussitôt défendue de nuire d'une quelconque façon à la réputation des juges québécois. «S'il y en a qui ont discrédité le processus puis les nominations, a-t-elle justifié, je pense que c'est eux (les libéraux). Je ne pense pas que c'est nous avec nos questions.»

Le chef libéral est immédiatement revenu à la charge avec un ton des plus sarcastique. «On fait juste poser des questions, monsieur le président, s'est-il moqué. On fait juste... On est irresponsables, dit-elle!»

Il a également laissé entendre que les députés d'opposition abusent de leur immunité parlementaire. «Elle affirme des choses comme si elle présumait que Marc Bellemare avait dit une vérité, a expliqué le premier ministre. Bien, vous vivrez avec, parce que le juge Bastarache aura l'occasion de se pencher là-dessus, puis de faire la part des vérités.»

Une commission en deux temps?

Le juge Michel Bastarache, qui présidera la commission d'enquête sur le processus de nomination des juges, a affirmé à TVA Nouvelles qu'il pourrait diviser son enquête en deux parties. La première sera descriptive et se limiterait à expliquer l'actuel processus de nomination. Elle pourrait se tenir relativement tôt, peut-être même en juin. La deuxième moitié de la commission serait quant à elle consacrée aux allégations de Marc Bellemare.

Par ailleurs, Michel Bastarache devrait passer des candidats en entrevue jeudi pour sélections son ou sa secrétaire pour la durée des travaux de la commission.

Source:

TVA Nouvelles

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