Une décision jugée néfaste et injustifiée
FERMETURE DU BUREAU RÉGIONAL DU CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME
Le caucus des députés(e) de Lanaudière déplore la fermeture de sept bureaux régionaux du Conseil du statut de la femme, qui aura comme conséquence que le bureau territorial de la région de Joliette sera fermé d'ici le 1er avril.
L'une des raisons invoquée par le Conseil du statut de la femme (CSF) pour procéder à cette réorganisation est son manque de ressources humaines et financières. «Comment le CSF peut-il continuer à offrir des services de qualité aux groupes de femmes partout au Québec alors que son budget n'a pas été revu depuis de nombreuses années et qu'il fonctionne avec un effectif réduit?» ont demandé les députés Nicolas Marceau (Rousseau), Mathieu Traversy (Terrebonne) et Guillaume Tremblay (Masson).
Une équipe régionale... à Québec
Le Parti Québécois remet en question l'explication donnée : le Secrétariat à la condition féminine aurait mis en place sa propre équipe régionale afin de coordonner la mise en œuvre de la Politique d'égalité entre les femmes et les hommes. «Le seul bureau du Secrétariat est à Québec! Comment peut-on le plus sérieusement du monde appeler cela une équipe régionale?» s'est interrogé le président du caucus régional et député de Berthier, André Villeneuve.
Ce regroupement fait en sorte que la région de Lanaudière ne sera plus directement desservie par les services du Conseil du statut de la femme. «C'est inconcevable de penser que l'on puisse offrir la même qualité de service en travaillant de Montréal plutôt qu'en étant bien implanté dans la région. On connaît vraiment la réalité et les problématiques vécues par les femmes quand on les vit avec elles. Les services requis ne sont pas théoriques, mais pratiques et doivent prendre en compte les réalités quotidiennes de la vie des femmes de la région», a affirmé Véronique Hivon, députée de Joliette. «Quand on sait que les groupes de femmes sont parmi les moins bien nantis de tous les organismes sans but lucratif, il est assez étonnant de voir que l'on décide justement de sabrer dans ce budget», s'est étonné Scott McKay, député de L'Assomption.
«Nous demandons que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités et agisse dès maintenant pour que le Conseil du statut de la femme continue à offrir des services dans notre région», ont conclu les députés du caucus de Lanaudière.
Source:
La Revue (Terrebonne)
Le 5 janvier 2010


