Parti QuébécoisVéronique Hivon, Joliette
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, de protection de la jeunesse et d'adoption internationale

Véronique Hivon s'exprime sur l'affaire Denis Roy

Article intitulé «Commission Bastarache. Le PQ veut la suspension de Denis Roy»

La porte-parole péquiste en matière de Justice, Véronique Hivon

La porte-parole péquiste en matière de Justice, Véronique Hivon

Le Parti québécois (PQ) réclame la suspension du président de la Commission des services juridiques, Denis Roy, le temps qu'une enquête détermine le rôle qu'il aurait joué lors du procès des motards en 2003.

« Je pense qu'il faut la suspension [de Denis Roy], d'autant plus que M. Fournier [le ministre de la Justice] ne rassure aucunement les Québécois. Il n'a demandé aucune explication », a déclaré la porte-parole péquiste en matière de justice, Véronique Hivon. Elle avait déjà exigé, mercredi, que toute la lumière soit faite sur une possible ingérence politique de M. Roy

Le nom de Denis Roy, un ancien conseiller en matière de sécurité publique de Jean Charest, a été évoqué par Marc Bellemare lors de son témoignage devant la commission Bastarache. L'ex-ministre de la Justice parlait d'une intervention vraisemblablement faite par M. Roy pour s'assurer du bon déroulement d'un mégaprocès des Hells Angels.

Denis Roy a nié toute intervention indue de sa part dans le cadre de ce procès. Il a dit en revanche avoir encouragé le ministre Bellemare à laisser le procureur en chef, Me André Vincent, poursuivre son travail, sans crainte d'être désavoué.

Jeudi, l'actuel ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a fait savoir que le syndic du Barreau vérifiait les allégations de M. Bellemare, mais a rejeté l'idée d'une suspension de M. Roy.

La députée péquiste Véronique Hivon estime que cette réponse n'est pas satisfaisante. Selon elle, il revient au gouvernement d'enquêter sur cette histoire et de suspendre, entre-temps, M. Roy de ses fonctions.

Source:

Radio-Canada
Le 27 août 2010

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