Véronique Hivon

Député de Joliette

Crédits budgétaires, volet culture et communications : Le gouvernement libéral n'a pas réparé toutes ses gaffes
lundi 27 avril, 2015
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Québec, le 27 avril 2015 – La députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Véronique Hivon, a déploré le manque à gagner de 30 M$ dans les crédits d’impôt pour le milieu culturel, malgré le rétablissement partiel que prévoit le dernier budget libéral.

« Le budget de l’an dernier contenait de bien mauvaises nouvelles pour le milieu de la culture, notamment des coupes paramétriques de 20 %, sans analyse des impacts. Plusieurs inquiétudes ont été exprimées, alors que la ministre se contentait de dire au milieu de se battre. Il a fallu que les artisans culturels demeurent mobilisés pendant un an pour que le gouvernement entende finalement raison et rétablisse une partie des crédits d’impôt. Toutefois, à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires, nous découvrons que contrairement à ce qui a été largement compris, un montant de 30 M$ reste manquant », a déclaré Véronique Hivon.

Le cinéma et la télévision, les plus touchés

« Il manque en effet 15 M$ pour le crédit d’impôt sur la production cinématographique ou télévisuelle québécoise (établi à 32 % plutôt qu’à 35 %, comme prévu initialement) et près de 15 M$ pour le crédit d’impôt dédié au service de production cinématographique, pour lequel la coupe de 20 % demeure. Alors que le cinéma et la télévision, tout comme plusieurs autres moyens d’expression, nous font rayonner, ici et ailleurs, et représentent un moteur de développement économique important, entre autres grâce aux productions étrangères, le gouvernement décide de maintenir les coupes. Or, selon le milieu culturel, ces compressions auront des conséquences importantes, voire irréversibles », a ajouté la députée de Joliette.

Cinémathèque et Régie du cinéma

Par ailleurs, la ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, a refusé de rejeter la possibilité d’un mariage forcé entre la Cinémathèque québécoise et Bibliothèque et Archives nationales du Québec, malgré le fait qu’une forte majorité de membres aient résolu de rejeter tout changement qui mettrait en péril l’existence de la Cinémathèque, son statut légal ou sa structure de gouvernance. « L’attitude de la ministre aura pour effet de maintenir vives les inquiétudes du milieu, qui craint que le gouvernement "bulldozer" poursuive sa route sans considération pour la réalité du terrain, ni pour la nécessité de maintenir la mission de la Cinémathèque », a poursuivi Véronique Hivon.

La ministre a également confirmé sa volonté d’abolir la Régie du cinéma pour l’intégrer au ministère de la Culture et des Communications. « Cependant, elle n’a pu indiquer ce qu’il adviendrait de la nécessaire indépendance d’un organisme exerçant des fonctions quasi judiciaires, ni préciser les coûts engendrés par la résiliation du contrat de sa nouvelle présidente, nommée il y a à peine six mois », a conclu la porte-parole.

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