Véronique Hivon

Député de Joliette

Le gouvernement libéral renonce à une vraie enquête publique sur l'industrie de la construction
mercredi 26 octobre, 2011
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Québec, le mercredi 26 octobre 2011 – La députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, dénonce l'improvisation du gouvernement libéral qui vient de refuser de mettre sur pied une vraie commission d'enquête avec pleins pouvoirs, sous l'égide de la Loi sur les commissions d'enquête.

Le Parti Québécois a réclamé l'adoption d'une motion à l'Assemblée nationale qui stipule :

« Que l'Assemblée nationale exige du gouvernement que la juge Charbonneau bénéficie de tous les pouvoirs prévus à la Loi sur les commissions d'enquête, notamment celui de contraindre des témoins et de produire des documents et, qu'en conséquence, le décret numéro 1029-2011 soit modifié pour s'assurer de l'application pleine et entière de la Loi sur les commissions d'enquête ».
Pour l'opposition officielle, le refus des députés libéraux d'appuyer cette motion confirme deux choses. « La volte-face de Jean Charest au congrès du Parti libéral du Québec en fin de semaine était une fuite; le gouvernement libéral renonce à une vraie enquête publique sur l'industrie de la construction », a déclaré Véronique Hivon.

Pour elle, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, manque à son premier devoir, celui de protéger nos institutions et le système de justice. « Qu'un gouvernement mandate une juge de mener une enquête le concernant directement et qu'ensuite il oblige cette juge à lui demander les pouvoirs nécessaires pour accomplir ce mandat, cela dépasse l'entendement. C'est contraire à des principes aussi fondamentaux que celui de la séparation des pouvoirs. Cette situation est totalement inacceptable et on peut comprendre aisément pourquoi le ministre a perdu toute crédibilité dans le milieu de la justice », a poursuivi la porte-parole de l'opposition officielle.

JEAN CHAREST ADMET QUE LA JUGE N'AURA PAS L'IMMUNITÉ

La députée de Joliette note également que le premier ministre a admis, dans sa réponse aujourd'hui à la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, que la juge Charbonneau n'aura pas l'immunité requise pour bien mener ses travaux. « Le premier ministre place la juge dans une situation précaire et ne fait rien pour que cette commission puisse faire un travail convenable, soit démanteler un système organisé de collusion et de corruption, pointer des coupables et proposer des corrections pour que le gaspillage de fonds publics cesse. Tant qu'elle n'aura pas tous les pouvoirs requis, la commission Charbonneau est vouée à l'échec. Il faudra un gouvernement du Parti Québécois pour faire cette vraie enquête publique que les Québécois réclament », a conclu Véronique Hivon.

 

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