Véronique Hivon

Député de Joliette

Le Parti Québécois demande à l'Assemblée nationale qu'elle s'oppose formellement au projet de loi C-10 
mardi 18 octobre, 2011
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Québec, le mardi 18 octobre 2011– « Le projet de loi C-10 heurte de plein front les valeurs québécoises. Il faut donc multiplier les actions pour freiner les ardeurs du gouvernement conservateur. Malheureusement, le gouvernement Charest est silencieux, un silence qui le rend complice d’ailleurs. L’Assemblée nationale doit clairement s’opposer aux dispositifs du projet de loi qui vont à l’encontre des valeurs et intérêts du Québec ».

C’est ce qu’a déclaré la députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, qui présentera demain une motion à l’Assemblée nationale qui nécessitera un vote de tous les députés.

Pour le Parti Québécois, il est impératif que le Québec s’oppose vigoureusement à cette initiative des conservateurs qui, en plus de nuire aux efforts de réinsertion que préconisent les Québécois, aurait un effet significatif sur les finances du Québec. « Le Québec doit répondre au ministre fédéral Vic Toews qu’il n’est pas question d’assumer financièrement le coût de cette logique conservatrice, lui qui voudrait qu’on sabre en éducation, dans l’aide sociale ou dans nos services sociaux », a ajouté Véronique Hivon. Rappelons que les coûts de ce projet de loi pour le Québec se comptent en centaines de millions de dollars.

La motion qui sera débattue et mise aux voix se lit ainsi :

« Que l’Assemblée nationale exige le retrait des dispositions du projet de loi fédéral C-10 qui vont à l'encontre des intérêts du Québec et des valeurs québécoises en matière de justice, dont celles concernant le traitement des jeunes contrevenants ».
« Le fédéralisme de correspondance, derrière des portes closes, n’a pas sa place dans la défense des valeurs québécoises. Le gouvernement libéral de Jean Charest doit démontrer sa sincérité en s’opposant publiquement et avec vigueur à ce projet conservateur. Notre modèle de justice québécois pour les adolescents est un modèle efficace et nous permet d’avoir un des taux de criminalité les plus faibles en Amérique », a conclu Véronique Hivon.

 

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