Véronique Hivon

Député de Joliette

Le Parti Québécois propose de rapatrier le régime d'assurance-emploi au Québec
lundi 21 novembre, 2011
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Saint-Jean-de-Matha, le 21 novembre 2011 – Le Parti Québécois propose de rapatrier le régime d’assurance-emploi au Québec. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le caucus des députés du Parti Québécois de Lanaudière: Véronique Hivon (Joliette), Scott McKay (L'Assomption), Mathieu Traversy (Terrebonne), Guillaume Tremblay (Masson). Nicolas Marceau (Rousseau) et André Villeneuve (Berthier).

« Il s’agit d’un programme social fondamental qui touche des millions de Québécois dans toutes les régions. Chacun des salariés et presque tous les employeurs du Québec paient des cotisations d’assurance-emploi. Il est plus que temps de le rapatrier au Québec pour en faire un programme décent, moderne et efficace qui réponde véritablement aux besoins et priorités des Québécois », a déclaré la députée de Joliette, Véronique Hivon.

Le député de Rousseau, Nicolas Marceau, a présenté quelques grands principes qui devraient guider la mise en place d’un régime québécois d’assurance-emploi: « Il serait d’abord une véritable assurance pour les salariés. Il devrait également être une solution à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Les employeurs sortiraient gagnants et enfin le régime québécois viserait une réduction à long terme des taux de cotisation des employeurs et des employés ».

L’assurance-emploi devra redevenir ce qu’elle aurait toujours dû être, soit une assurance, a expliqué Scott McKay, député de l'Assomption. «Dans le régime fédéral actuel, plusieurs travailleurs payent des cotisations sans être assurés. Il y a des travailleurs saisonniers, des jeunes et un nombre disproportionné de femmes qui sont laissés en plan présentement. Les employeurs, qui payent des cotisations, sont eux aussi pénalisés ».

Le programme québécois devra par ailleurs faire partie de la solution au problème de pénurie de main-d’œuvre spécialisée, a dit le député de Terrebonne, Mathieu Traversy : « Si nous faisions la recension de tous les emplois sans travailleur et de tous les travailleurs sans emploi, on constaterait un grave problème dans le marché de l’emploi au Québec. Nous pourrons, avec un programme québécois d’assurance-emploi, inciter davantage de nos travailleurs à suivre une formation spécialisée en demande auprès des employeurs. Cela aura le triple avantage d’aider les travailleurs, les employeurs et l’économie québécoise », a-t-il précisé.

« Ce que nous proposons, c’est un projet d’avenir rassembleur pour les travailleurs et les employeurs qui ensemble en bénéficierons. Il s’agit d’une vision où le Québec gagnera à prendre ses propres décisions », a ajouté le député de Masson, Guillaume Tremblay, en invitant les représentants de tous les partis politiques tant à Québec qu’à Ottawa à s’unir autour de cette idée gagnante pour le Québec et à réclamer d’une même voix le rapatriement du régime d’assurance-emploi.

« Le gouvernement Harper ne rate pas une occasion de répéter qu'il ne s’ingère pas dans les compétences des provinces et qu’il ne croit pas aux vertus des programmes sociaux. Il devrait donc être heureux de se débarrasser de la gestion du programme d’assurance-emploi », a conclu André Villeneuve, député de Berthier, en se montrant confiant de pouvoir participer à doter le Québec d’un outil vital pour son développement économique et social.

Les coûts administratifs du programme actuel sont très élevés. Juste pour le Québec, ce sont 485 millions de dollars en frais de fonctionnement. En couplant les services de fonctionnement d’Emploi-Québec et ceux du programme d’assurance-emploi, nous pourrons ainsi économiser des millions de dollars qui serviront à payer les prestations ou à réduire les cotisations.

 

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