Véronique Hivon

Député de Joliette

Les députés de Lanaudière interpellent le ministre Yves Bolduc 
lundi 30 mai, 2011
Facebook
Twitter

Québec, le 30 mai 2011 – À la suite d’une vaste consultation régionale menée auprès de différents groupes et citoyens engagés, les députés Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau), Scott McKay (L’Assomption), Mathieu Traversy (Terrebonne), Guillaume Tremblay (Masson) et André Villeneuve (Berthier) ont eu un entretien particulier, jeudi dernier à l’Assemblée nationale du Québec, avec le ministre de la Santé, Yves Bolduc.

Les députés ont profité de cette rencontre pour rappeler au ministre que le réseau régional lanaudois a un manque à gagner de plus de 40 millions de dollars. Ce manque de financement a pour conséquence d’augmenter les délais d’attente et de réduire l’intensité des services pour la population en général mais également pour les enfants, les jeunes en difficulté et les aînés. D’autres sujets ont fait partie des échanges avec le ministre, notamment le nombre insuffisant d’effectifs médicaux attribués à la région et le sous-financement des organismes communautaires pour lesquels il y a également un problème d’équité.

Les délais d’attente dans les urgences lanaudoises demeurent extrêmement préoccupants pour les députés. C’est pourquoi ils ont démontré au ministre l’ampleur de la situation et les répercussions sur la population : « Nous lui avons rappelé que, en 2002-2003 au Centre hospitalier de Joliette (CHRDL), 169 personnes avaient attendu plus de 48 heures sur une civière. En 2010-2011, ce nombre est passé à 3441, soit 20 fois plus ! En ce qui concerne l’hôpital de Lachenaie (CHPLG), 4059 personnes ont attendu plus de 48 heures en 2010-2011 comparativement à 2239 en 2002-2003. Les Libéraux avaient promis d’éliminer le temps d’attente ; or, on constate qu’il a très fortement augmenté. Il est vrai que la région connaît une hausse démographique, c’est pourquoi le ministre doit en tenir compte dans la répartition du financement et des ressources. »

Des solutions existent !
Les six députés du Parti Québécois rappellent qu’il est tout à fait possible d’améliorer l’efficacité du réseau. Parmi les solutions envisagées, ils proposent d’augmenter le nombre de médecins de famille, d’investir davantage en maintien à domicile, de développer des ressources intermédiaires et de permettre aux pharmaciens, à l’intérieur d’un cadre balisé, de prescrire, prolonger et renouveler les ordonnances de médicaments liées à certaines infections bénignes et maladies chroniques.

De plus, ils recommandent de faciliter l’intégration d’autres professionnels de la santé dans les groupes de médecine familiale en formant davantage de super-infirmières qui se joindraient à une équipe formée de psychologues, de nutritionnistes et d’inhalothérapeutes, favorisant ainsi l’efficacité du réseau de première ligne. « Notre réseau public de santé a besoin d’une réorganisation significative, accompagnée d’investissements majeurs. Nous devons être fiers de ce bien collectif, faciliter la tâche des travailleurs du milieu et améliorer les services accessibles aux citoyens », ont conclu les députés de Lanaudière.

 

À DÉCOUVRIR