Véronique Hivon

Député de Joliette

Suffixe Web « .quebec » - Est-ce que le gouvernement libéral saisira cette occasion unique d’affirmer l’identité québécoise sur la Toile?
mercredi 19 novembre, 2014
Facebook
Twitter

Québec, le 19 novembre 2014, CNW Telbec – La députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Véronique Hivon, et le député de Sanguinet et porte-parole pour le Conseil du trésor, Alain Therrien, déplorent que le gouvernement libéral ait refusé d’appuyer la motion déposée aujourd’hui à l’Assemblée nationale par l’opposition officielle pour que le gouvernement devienne un leader dans l’émergence et le déploiement du suffixe « .quebec ».

« Le gouvernement libéral rate, encore une fois, une bonne occasion d’affirmer l’identité québécoise à travers le monde. Cela démontre un grave manque de vision et d’ambition pour le Québec. Philippe Couillard voit le Québec comme une province moyenne parmi d’autres, plutôt que comme une nation qui utilise toutes les ressources dont elle dispose pour assurer son développement et son rayonnement », a déclaré Véronique Hivon.

La motion refusée par les libéraux se lit comme suit :

« Que l’Assemblée nationale souligne l’entrée sur le territoire numérique, aujourd’hui, du suffixe ".quebec", domaine de premier niveau exclusif au Québec;

Qu’elle rappelle la motion du 11 juin 2008 présentée par l’ex-député d’Outremont, M. Raymond Bachand, et adoptée à l’unanimité, qui appuyait ce projet, notamment pour favoriser le rayonnement du Québec et de son identité ainsi que le succès de ses entreprises;

Qu’elle demande au gouvernement d'assumer un rôle de leader dans l'émergence et le déploiement du suffixe ".quebec" et de s'engager dans un processus de migration d'adresses pour ses ministères et organismes. »

Le député de Sanguinet souligne pour sa part que selon de nombreux experts questionnés, l’argument évoqué par le gouvernement, soit le coût de 12 M$ pour la conversion des adresses Web de l’État québécois, ne tient pas la route. « Personne n’adhère à cet argument financier; le gouvernement libéral aurait pu effectuer une migration graduelle vers l’espace virtuel .quebec ou, à tout le moins, enclencher le mouvement en s’appuyant sur le travail considérable qui a déjà été effectué par plusieurs intervenants dans ce dossier. La ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, et le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, doivent nous dire pourquoi ils refusent de s’engager dans ce processus de migration des adresses du gouvernement et de ses organismes », a conclu Alain Therrien.

À DÉCOUVRIR