Véronique Hivon

Député de Joliette

Système intégré d'information de justice : Un fiasco libéral qui coûte 75 millions de dollars aux québécois
vendredi 2 mars, 2012
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Québec, le 2 mars 2012 - La députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, dénonce le fiasco du Système intégré d'information de justice (SIIJ) qui, en raison de l'incompétence du gouvernement, a coûté 75 millions de dollars aux Québécois sans aucun résultat.

« Hier, nous apprenions que le gouvernement suspendait le projet de création d'un SIIJ, même si ce dernier a déjà coûté 75 millions de dollars. Cette annonce est le plus récent développement d'une saga qui dure depuis des années et qui a été marquée par l'incompétence libérale à toutes les étapes. Il y a eu un changement d'approche en 2004, puis un appel d'offres en 2006, puis une suspension du projet et un autre appel d'offres en 2010. En 2012, alors que 75 millions de dollars des 105 millions autorisés pour ce projet ont déjà été engagés, seulement 20 % du projet est développé! Entre-temps, le Vérificateur général n'a pas manqué de dénoncer que le SIIJ n'a pas été géré avec un souci d'économie et d'efficience », a rappelé Véronique Hivon.

À plusieurs reprises, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice a posé des questions au gouvernement concernant le SIIJ. « Au printemps 2011, j'ai questionné le ministre de la Justice sur l'avancement des travaux du SIIJ et il m'a répondu que le projet était en bonne voie de réalisation, qu'il était satisfait de l'avancement des travaux. Or, moins d'un an plus tard, la présidente du Conseil du trésor suspend le projet parce qu'il est voué à l'échec. Pourquoi le ministre de la Justice a fait preuve d'autant de laxisme dans ce dossier? Comment a-t-il pu permettre un gaspillage de 75 millions de dollars alors que son ministère doit se contenter d'à peine 1 % du budget global de l'État et que les besoins en matière d'accès à la justice sont criants? Le ministre invoque régulièrement le manque de ressources pour refuser de répondre aux demandes des victimes et des groupes oeuvrant pour l'accès à la justice. Avec ce scandale du SIIJ, on est en droit de se demander comment le ministre Fournier gère son ministère et ses priorités », a conclu Véronique Hivon.

 

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