Véronique Hivon

Député de Joliette

Véronique Hivon et André Villeneuve derrière la mobilisation contre le projet Optilab
lundi 30 janvier, 2017
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Le Journal de Joliette - Le 30 janvier 2017 - La députée de Joliette, Véronique Hivon, le député de Berthier, André Villeneuve, plusieurs élus municipaux représentés par le maire de Saint-Charles-Borromée, André Hénault, ainsi que des représentants du Syndicat des technicien(ne)s et des professionnel(le)s de Lanaudière (STPL) et des salariés du Bouclier Laurentides et Lanaudière affilié à la CSQ (STPL-Bouclier regroupés-CSQ) et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de Lanaudière (APTS), ont uni leurs voix à l’occasion d’un point de presse pour réclamer la suspension du projet Optilab visant à centraliser les laboratoires médicaux. Cette réforme suscite de vives inquiétudes en raison des risques pour les patients liés au transport d’échantillons, et se traduira à terme par d’importantes pertes d’emplois dans Lanaudière ainsi qu’une fuite de l’expertise, selon ce que révèle une étude récente de l’économiste à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Érik Bouchard-Boulianne.
 
« Ce sont près de 130 emplois qui vont disparaitre dans Lanaudière en raison de cette centralisation des laboratoires qui se fait dans la précipitation, l’improvisation et sans consultation, ni évaluation préalable des impacts!», tonne la députée de Joliette, qui presse le ministre de revoir ses plans : « C’est un projet qui est néfaste pour la région, néfaste pour les travailleurs, néfaste pour les patients. Alors qu’il clame avoir tourné la page de l’austérité, ce gouvernement cherche encore à faire des économies sur le dos des services à la population et des régions. Aujourd’hui, nous lançons un puissant message au ministre Barrette : la mobilisation dans la région prend de l’ampleur, la réforme doit être suspendue », exhorte Véronique Hivon.
 
Si Optilab va de l’avant dans sa mouture actuelle, ce sont 70% des analyses réalisées dans les deux laboratoires de Lanaudière qui seront transférées vers Laval. « L’étude confirme également ce que nous craignions : des pertes d’emplois importantes et leur corollaire, une perte d’expertise dans Lanaudière, avec l’exode des médecins spécialistes et des technologistes médicaux, qui choisiront plutôt les centres serveurs », souligne pour sa part André Villeneuve. Le député de Berthier ajoute que ces pertes d’emplois porteront un dur coup à l’économie de la région : « Ces gens qui habitent ici, y travaillent, font vivre les commerces. Ça veut dire des pertes d’emplois indirects et des pertes de revenus importantes pour Lanaudière. Encore une fois, le gouvernement se livre à une opération de centralisation, au détriment des régions du Québec. Le démantèlement se poursuit!», dénonce-t-il.
 
Le Parti Québécois a demandé à plusieurs reprises au ministre Barrette de dresser un portrait clair, par l’entremise de l’Institut d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), des conséquences qu'aura le projet Optilab pour les patients, les travailleurs, les services à la population et le réseau de la santé. « Nos demandes sont restées lettre morte, c’est toujours l’opacité la plus totale. Le ministre n’a pas répondu à nos inquiétudes liées au transport des échantillons sur de longues distances, ce qui pourrait occasionner des pertes de spécimens, une altération de leur contenu, et des délais dans la transmission des résultats. Une analyse perdue peut avoir de graves conséquences sur le délai d’émission d’un diagnostic, le traitement d’un problème de santé », déplore Véronique Hivon.
 
« Le ministre Barrette doit cesser de n’en faire qu’à sa tête et écouter les intervenants du milieu, les élus des différents paliers, la population, toutes ces personnes qui se mobilisent et ce, un peu partout au Québec, pour le mettre en garde contre une restructuration dont il est incapable d’évaluer les impacts, ni même de démontrer l’efficacité », poursuit André Villeneuve, ajoutant : « Nous interpellons la ministre régionale et des régions pour qu’elle fasse entendre raison à son collègue de la Santé. »
 
« Derrière les échantillons déplacés, il y a des êtres humains », de conclure la députée de Joliette, Véronique Hivon.

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